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    Grand débat : et si on reparlait des 80 km/h ?

    Dans les conclusions de son « Grand débat », Emmanuel Macron avait prévu d’annoncer « un nouvel acte de décentralisation ». Il se dit que le Chef de l’Etat souhaite accorder aux collectivités locales la possibilité de s’organiser plus librement, en fonction des réalités du terrain. C’est une bonne idée car ces réalités ne sont pas les mêmes en Alsace, en Bretagne, en Corse ou en Bourgogne-Franche-Comté.

    C’est la traduction du fameux « droit à la différenciation territoriale » qui figure dans la réforme constitutionnelle dont le débat a été ajourné l’été dernier pour cause d’affaire Benalla. Concrètement, et pour que chacun puisse comprendre ce que recouvre cette idée, il s’agit de prendre davantage en compte la singularité de chaque territoire sans remettre en cause l’idée de Nation et d’unité nationale.

     

    Je valide totalement ce projet. Avec enthousiasme. Je dis oui à un nouvel acte de décentralisation et oui à la différenciation territoriale.

    Avec deux bémols ! D’une part, les élus locaux doivent impérativement être consultés. Je n’imagine pas une réforme pilotée d’en haut pour une application dans les territoires sans que les principaux acteurs, à savoir les élus locaux, ne soient associés.

    D’autre part, il faut que les collectivités aient les moyens, notamment financiers, d’assumer plus de décentralisation. Nos communes, départements et régions doivent disposer d’une réelle autonomie financière et fiscale ! On connaît l’adage « Qui décide paie et qui paie décide » mais on doit désormais sortir de l’incantation et des belles paroles.

    Or, pour l’instant, les élus locaux sont méfiants. Echaudés par deux ans d’occasions gâchées et de rendez-vous manqués. Si on sait que la taxe d’habitation va être totalement supprimée à partir de 2021, on ne sait encore pas comment elle va être compensée ! Et on parle de plusieurs milliards d’euros ! Par ailleurs, c’est toute l’architecture de la fiscalité locale qui doit être repensée à l’aune de cette réforme.

    On ne peut donc pas faire du bricolage. Le Gouvernement avait promis qu’un projet de loi spécifique serait présenté avant l’été. Pour que les maires puissent disposer de tous les éléments avant les élections municipales de 2020. Un scrutin qui aura lieu dans moins d’un an !

    Or, on a appris récemment que de projet de loi spécifique il n’y aurait probablement point. Et que le nouveau dispositif fiscal local serait intégré dans le prochain projet de loi de finances. On croit rêver ! Ce nouveau revirement fait suite à la recentralisation opérée par l’exécutif avec les « pactes financiers » imposés aux collectivités locales pour plafonner leur budget. De coup de canif en coup de canif, c’est le contrat tout entier avec les élus locaux que le Gouvernement a déchiré depuis juin 2017.

    Du coup, comment peut-on croire Emmanuel Macron quand il appelle de ses vœux un nouvel acte de décentralisation alors que son Gouvernement ne cesse d’envoyer des signaux contraires depuis deux ans ?

    Mais je suis un élu de bonne volonté. Alors moi, je souhaite de nouveau tendre la main au Chef de l’Etat. Il veut redonner du pouvoir aux territoires ? Il veut faire confiance aux élus locaux, ceux qui sont quotidiennement au contact des Français ? Il veut qu’on gère en proximité, au plus près du terrain ?

    Alors qu’il autorise les présidents de conseil départemental à revenir sur la généralisation des 80 km/h sur l’ensemble du réseau secondaire ! Qu’il les autorise à faire du cas par cas, en fonction des routes. Nous savons faire. Nous connaissons mieux que quiconque nos routes départementales. Nous sommes capables de baisser la vitesse là où les routes sont accidentogènes et de remettre une limitation à 90 km/h là où nos services nous garantissent qu’il n’y a pas de danger

    Le nouvel acte de décentralisation ne doit pas être une promesse incantatoire. Nous, élus locaux, en avons assez des promesses non tenues. Nous voulons des gestes concrets. Par exemple sur la question des 80 km/h…

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    Journée internationale des droits des femmes : Les femmes sapeurs-pompiers de Côte-d’Or invitées au Département

    A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, j’ai invité aujourd’hui, vendredi 8 mars, les femmes sapeurs-pompiers de Côte-d’Or à déjeuner au Conseil départemental.

    En Côte-d’Or, le Service départemental d’incendie et de secours compte 380 femmes.

    Soit 20% de l’effectif total. Ce qui situe notre département bien au-dessus de la moyenne nationale.

    J’ai profité de cette occasion pour mettre plus particulièrement à l’honneur la capitaine Roselyne Canet, Cheffe du centre de secours de Semur-en-Auxois depuis 2011, qui vient d’être décorée de la Légion d’honneur pour ses 40 années de service au sein des sapeurs-pompiers volontaires.

    Roselyne Canet a été la toute première femme sapeur-pompier de la Côte-d’Or. Elle a intégré le Centre de Semur en avril 1978 !

    De nombreuses conseillères départementales et la plupart des femmes cadres du Conseil départemental étaient également invitées et ont déjeuné à mes côtés, en présence d’Hubert Poullot, Président du SDIS21, du colonel Jean Chauvin, directeur du SDIS21, et de Sylvère Chevallier, Président de l’Union départementale des sapeurs-pompiers.

    Le combat pour l’égalité entre hommes et femmes est un combat permanent. En Côte-d’Or, nous oeuvrons au quotidien pour le gagner.

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    Déplacement de François Durovray à Dijon : imaginer le Département du XXIème siècle

    J’ai reçu aujourd’hui à l’Hôtel du Département François Durovray, Président du Conseil départemental de l’Essonne.

    En présence de plusieurs élus, dont François-Xavier Dugourd, Vincent Dancourt, Catherine Louis et Hubert Poullot, nous avons longuement évoqué le dispositif Futurs21.

    Futurs 21, ce programme innovant mis en place sous l’égide du Conseil départemental de la Côte-d’Or pour imaginer la Côte-d’Or du XXIème siècle et faire de notre département le laboratoire des modes de vie de demain.

    Depuis deux ans, Futurs 21 se traduit en actes concrets et en initiatives innovantes sur tout le territoire côte-d’orien. J’ai notamment fait visiter à François Durovray l’appartement connecté expérimental édifié par l’opérateur Orvitis dans une résidence dans le quartier de la Fontaine-d’Ouche. Il s’agit de montrer en conditions réelles, « pour de vrai », comment la domotique au logement et à la personne peut favoriser le maintien à domicile des personnes âgées.

    Le Président du Conseil départemental de l’Essonne s’est montré particulièrement intéressé par le programme en général, ses déclinaisons sur le terrain en particulier et souhaite désormais échanger plus concrètement et régulièrement sur les initiatives de la Côte-d’Or et de l’Essonne dans le cadre d’un partenariat renforcé.