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    80 km/h : j’ai redit mon opposition sur le sujet à Emmanuel Barbe

    Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la Sécurité routière, était en déplacement officiel à Dijon, jeudi 27 septembre dernier, à l’occasion du LifeDay organisé par le Conseil départemental de la Côte-d’Or sur le campus de l’Université de Bourgogne.

    Avant de participer à la cérémonie de remise des Prix Christian-Myon de la sécurité routière, Emmanuel Barbe a visité en ma compagnie le Centre d’Information et de Gestion du Trafic (CIGT), centre névralgique de l’information routière côte-d’orienne géré par le Conseil départemental.

    J’ai profité de son déplacement pour m’entretenir avec lui des questions liées à la sécurité routière.

    Au cours de ce dialogue ferme mais républicain, je lui ai notamment rappelé mon opposition à la généralisation de l’abaissement de la vitesse à 80km/h et je lui ai redit que les présidents de département étaient toujours disponibles pour appliquer cette mesure au plus près du terrain. Cette généralisation n’est pas une solution satisfaisante. Les premières semaines d’application de la mesure l’ont montré.

    Emmanuel Barbe m’a assuré qu’une évaluation loyale et transparente de l’effet des 80 km/h serait proposée par l’Etat au terme des deux ans d’expérimentation, via notamment une géolocalisation des accidents qui permettra une cartographie précise.

    J’ai par ailleurs interpellé le délégué interministériel à la Sécurité routière sur la problématique des conducteurs sans permis.

    Il apparaît en effet que le nombre de flashs des radars automatiques a plus que doublé. A terme, cela risque de mettre sur nos routes de nombreux conducteurs sans permis. Des conducteurs qui, en raison de la multiplication de petits excès de vitesse, risquent de voir disparaître leur précieux permis de conduire.

    Emmanuel Barbe m’a assuré qu’il envisageait d’étendre à la Côte-d’Or à compter du 1er janvier 2019 l’instauration d’un dispositif expérimental qui permettrait à certains conducteurs interceptés avec une alcoolémie supérieure à 0,8g/l et inférieure à 1,8g/l d’utiliser leur véhicule. Il sera proposé à ces conducteurs d’installer à leurs frais un éthylotest antidémarrage pour pouvoir continuer de conduire.

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    Appel de Marseille pour les libertés locales

    Nous, élus de la République, unis dans la diversité de nos histoires et de nos sensibilités politiques, lançons aujourd’hui à Marseille un appel solennel pour les Libertés locales et constituons une association nous réunissant : les Territoires unis.

    Au moment où les peuples grondent, partout en Europe, contre leurs classes dirigeantes, où la capacité du Gouvernement à réformer le pays est mise en doute par les Français, la République des territoires, elle, n’a toujours pas été tentée en France.

    Tous les défis d’avenir de notre pays, qu’il s’agisse de la transition énergétique et écologique, de la recherche d’un nouveau modèle agricole ou encore de la réindustrialisation de notre pays par les Petites et Moyennes Entreprises (PME) et les Entreprise de Taille Intermédiaire (ETI) supposent un puissant mouvement de décentralisation. C’est la force de tous nos voisins européens. C’est également au plus près du terrain, que se mènent au quotidien, avec nos collectivités et nos associations, la bataille contre la pauvreté, l’accompagnement des personnes les plus vulnérables, notamment handicapées, ou encore l’accès au logement et à la culture.

    Notre pays meurt à petits feux de son ultra-centralisation. Que l’on ne s’y trompe pas, nous sommes d’authentiques républicains attachés à l’unité de notre pays, à ses institutions, mais nous ne pouvons plus accepter la prise de pouvoir et le mépris de plus en plus flagrant d’une technocratie, enfermée dans ses certitudes et coupée de nos territoires et de nos vies.

    L’avenir de la France ne peut se résumer à quelques métropoles. Comme le disait Gaston Defferre, « la France est dans nos villes, dans nos villages. Elle aspire à tenir sa place, à être considérée, à jouer son rôle, à choisir son destin. Il est injuste et dangereux de la maintenir sous le boisseau, de l’empêcher de s’exprimer, de décider pour elle-même ».

    Au plus près du terrain, des élus locaux colmatent les fractures de notre pays, portent l’essentiel de l’innovation et de l’investissement publics, maintiennent une qualité de vie et répondent avec toujours moins de moyens aux préoccupations quotidiennes de nos concitoyens. Le nombre inégalé de démissions de ces serviteurs désintéressés de notre pays doit aujourd’hui tous nous alerter. Il est temps d’entendre leur demande de considération et de faire cesser les causes de leur découragement.

    Loin d’être une quelconque menace pour la République, la décentralisation en est une des chances. Ce qui la mine, c’est l’ultra-concentration parisienne, ce sont les promesses non tenues d’un Etat thrombosé, c’est l’impression que l’avis des territoires ne compte pas, que les élus locaux sont vaguement consultés mais jamais écoutés.

    Loin d’être un risque pour l’égalité, la décentralisation en est au contraire l’un des vecteurs modernes. Comment croire qu’une application réglementaire égalitaire et sans nuance à des territoires si divers pourrait encore, comme jadis, être juste ?

    Loin d’être un poids pour la performance de notre économie, la décentralisation est le modèle qui permet de rapprocher décisions et investissements des vrais besoins.

    Loin d’être un boulet pour les finances publiques, la décentralisation est la condition de la réforme de l’Etat, en supprimant les doublons qui ralentissent le temps de l’action publique.

    Nous, élus de la République, appelons à l’avènement d’une nouvelle étape de la décentralisation : les libertés locales.

    Les libertés locales, c’est d’abord un Etat respectueux des collectivités territoriales et de ses élus. Nous ne sommes pas des opérateurs de l’Etat mais des élus du suffrage universel. Tous les leviers de transformation de la France reposent sur des compétences partagées Etat/collectivités (développement économique, transition écologique et énergétique, action sociale, mobilités, santé, éducation, numérique, formation, petite enfance…). Nous demandons un agenda partagé de réformes.

    Les libertés locales, c’est le choix de l’innovation, du pragmatisme, et du bon sens, par la différenciation. C’est laisser les collectivités expérimenter. Pourquoi nos propositions pour coordonner les politiques de l’emploi, pour remettre à niveau les routes nationales ont-elles été balayées d’un revers de main ? La réforme constitutionnelle doit nous remettre sur le chemin de la République décentralisée.

    Les libertés locales, c’est ensuite une concertation sincère entre l’Etat et les Collectivités. La Conférence nationale des territoires qui n’était qu’un lieu de concertation formelle où l’Etat et les collectivités locales constataient leurs désaccords, est un échec. Il faut désormais inventer l’outil efficace du dialogue et de la négociation.

    Les libertés locales, c’est le respect par l’Etat de ses engagements contractuels et de sa signature : la remise en cause des contrats de plan Etat-Régions, le transfert de charges sur les Départements de près de 11 milliards d’euros sur les allocations individuelles de solidarité et les mineurs non accompagnés, l’avalanche de normes et de réglementations sur les communes doivent cesser.

    Les libertés locales, c’est la participation équitable de l’Etat aux côtés des collectivités au redressement des comptes publics : d’ici 2022 les collectivités locales vont contribuer à un désendettement de la France à hauteur de 50 milliards, alors que l’État va accroître l’endettement du pays de 330 milliards d’euros. A quand la réforme de l’Etat ?

    Les libertés locales, ce n’est pas l’affaire réservée des élus locaux, des Communes, des Départements et des Régions, elle est celle des citoyens, l’affaire de la France, de son avenir et de sa démocratie. C’est un mouvement de tous les territoires unis pour une République décentralisée !

     

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    Les élus locaux décrètent un branle-bas de combat pour sauver les libertés locales

    Quelque 1.500 élus locaux étaient réunis aujourd’hui, mercredi 26 septembre, à Marseille pour défendre les libertés locales, sous l’égide des trois principales associations d’élus, l’Association des Maires de France, l’Assemblée des Départements de France et Régions de France. Des libertés locales qui n’ont jamais été autant menacées que depuis le début de ce quinquennat.

    En tant que président du groupe Droite, Centre et Indépendant de l’ADF, j’ai participé aux débats. Sur les terres de Gaston Deferre, le « père » de la décentralisation, j’ai appelé l’exécutif à mettre réellement en œuvre le « pacte jacobin » promis par Emmanuel Macron lors du lancement de la Conférence nationale des territoires.

    La solution aux maux de notre pays ne passe pas par une recentralisation du processus décisionnel.

    Au contraire.

    Je suis intimement convaincu que la décentralisation doit être poursuivie et qu’une nouvelle étape est nécessaire. Je suis persuadé que les collectivités locales sont la solution pour accompagner les Français au plus près de leurs besoins. Tout ne peut pas être décidé depuis Paris !

    C’est pourquoi j’ai décidé de signer « l’appel de Marseille pour les libertés locales ».

    Lorsqu’on parle de libertés locales menacées, c’est d’abord un message de responsabilité que nous voulons envoyer au Gouvernement. Un Gouvernement qui méprise les élus locaux alors qu’il est lui-même incapable de se réformer.

    Nos campagnes décrochent, accentuant la montée des populismes. Il est temps de rechercher les équilibres des territoires. L’exécutif doit entendre la colère qui couve.

    Lors du prochain congrès de l’ADF, nous ne nous contenterons plus de promesses sans lendemain ni de belles déclarations. Nous voulons être entendus. Nous voulons des solutions concrètes à nos difficultés. Nous exigeons des actes.