• presentation-logo

    Nouvelle Convention TER Bourgogne-Franche-Comté 2018-2025 : Marie-Guite DUFAY, face à la gauche radicale de sa majorité, renonce à préparer l’avenir de notre région

    Les conseillers régionaux de Bourgogne-Franche-Comté, réunis en Assemblée Plénière, devaient voter la nouvelle convention TER 2018-2025.

    Cette Convention, fruit d’un an de négociations et de travail, doit régir, pour 8 ans, les relations entre la région Bourgogne-Franche-Comté et la SNCF.

    Notre groupe de l’Union de la Droite et du Centre, fidèle à sa ligne de conduite, avait annoncé hier son intention de soutenir cette convention, tendant ainsi la main à Marie-Guite DUFAY pour trouver un consensus au-delà des clivages politiques.

    Nous avons appris, quelques minutes avant l’ouverture de la session, que la Présidente venait d’annoncer à sa majorité qu’elle proposait finalement la suppression, le matin même, de l’article 19 de la Convention TER. Cet article devait permettre de préparer la Bourgogne-Franche-Comté à l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire, qui sera obligatoire en 2023, en expérimentant sur un nombre limité de lignes. Pour une convention qui nous emmène jusqu’en 2025, cet article constituait un élément fondamental pour l’avenir des mobilités dans notre région.

    Marie-Guite DUFAY a donc cédé à la pression de la rue, aux grévistes et à la gauche la plus radicale de sa majorité, refusant ainsi notre main tendue.

    « Nous avons travaillé pendant des mois à un texte équilibré. A quoi sert-il de travailler pour qu’au détour d’une réunion de la majorité, au petit matin, la Présidente de la région remette en cause sa propre proposition ? C’est une méthode de travail qui témoigne d’un mépris de l’opposition. On ne peut pas continuer à travailler en commission sur des textes qui ne sont pas ceux présentés devant l’assemblée régionale.

     Nous ne pouvons pas continuer à travailler de la sorte, à être suspendus aux attitudes ambigües d’une majorité qui manque visiblement de cap.

    J’ai demandé à la Présidente d’organiser une réunion de la Conférence des Présidents de groupe pour que nous puissions enfin travailler sur des propositions qui ne soient pas remises en cause à tout moment. » François SAUVADET, Président du groupe Union des Républicains de la Droite et du Centre.

    En renonçant à préparer notre région à l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire, Marie-Guite DUFAY fait courir un risque aux usagers Bourguignons et Francs-Comtois.

    Parce que nous sommes responsables de l’avenir des déplacements des Bourguignons et Francs-Comtois,

    Parce que nous exigeons un service public irréprochable pour les usagers du TER,

    Parce que nous agissons pour des transports modernes et accessibles à tous,

    Nous votons contre la Convention TER 2018-2025 appauvrie par la gauche rétrograde.

  • logo_cd_cotedor

    Le Conseil départemental de la Côte-d’Or s’oppose à la fermeture de l’activité des CNI de Baigneux-les-Juifs

    En octobre 2017, avec Michèle Bargeot, maire de Baigneux-les-Juifs, j’avais alerté madame Christiane Barret, Préfète de la Côte-d’Or et de Bourgogne-Franche-Comté, sur les risques de fermeture de l’activité de recueil des demandes de cartes nationales d’identité (CNI) et de passeports et son transfert vers la commune de Venarey-les-Laumes. Nous lui avions dit notre totale opposition à ce projet.

    Mercredi 16 mai, j’ai reçu un courrier de la représentante de l’Etat qui m’annonçe qu’elle décide de valider le transfert du dispositif de Baigneux-les-Juifs.

    Je le regrette profondément.

    Je ne conçois pas l’aménagement du territoire de la sorte, avec une fermeture programmée des services publics. On ne peut pas imaginer un aménagement harmonieux de nos territoires et de nos campagnes en déshabillant Pierre pour habiller Paul. En supprimant un service de proximité dans une commune.

    L’aménagement du territoire, ce ne sont pas que des « taux » et des « nombres de titres ». Ce sont des citoyens, des usagers des services publics qui attendent une présence territoriale de l’Etat. A Baigneux-les-Juifs et ses alentours, les habitants seront désormais contraints de se déplacer pour effectuer une demande de carte d’identité ou de passeport.

    En Côte-d’Or, comme au niveau national, l’Etat, si prompt à donner des leçons aux collectivités et à s’immiscer dans la gestion locale, poursuit mois après mois sa politique de déménagement du territoire.

    > Lire le courrier de Madame la Préfète

  • logo_cd_cotedor

    François Sauvadet et Vincent Dancourt face aux revendications du syndicat autonome : oui à l’écoute, non aux menaces

    Le syndicat autonome SPP-PATS du Service départemental d’incendie et de secours de Côte-d’Or a récemment entamé un mouvement de protestation reposant sur deux revendications, relatives à la prise en compte d’un risque sanitaire lié aux fumées froides et à la création de 25 postes. Une délégation a été reçue par Vincent Dancourt, Président du SDIS21, lundi 23 avril, pendant près de 3 heures.

    Nous regrettons la méthode employée par le syndicat autonome, qui n’a pas cru bon solliciter préalablement le Président du SDIS21 ou le Président du Conseil départemental pour détailler leurs revendications, avant de lancer une journée d’actions.

    Nous le regrettons d’autant plus que notre porte est toujours ouverte et que le dialogue social au Conseil départemental comme au SDIS s’est toujours déroulé de façon franche et responsable.

    Sur la première revendication, François Sauvadet et Vincent Dancourt ont confirmé qu’il n’était pas question de transiger sur la sécurité et la santé des pompiers. Comme cela a été annoncé il y a plusieurs semaines, tous les moyens nécessaires à la prise en compte de ce risque seront donc mis en œuvre le plus rapidement possible, un Comité d’Hygiène et de Sécurité sur ce thème ayant déjà été programmé bien avant cette revendication.

    Sur la seconde revendication, le Président du Conseil départemental et le Président du SDIS ont dit leur volonté de disposer de tous les éléments factuels pour dresser un état des lieux objectifs de la situation.

    Alors que le contexte budgétaire actuel n’a jamais été aussi contraint, le Département de la Côte-d’Or a augmenté sa contribution au bénéfice du SDIS en 2017 et en 2018. Que ce soit dans la passé, au présent ou à l’avenir, la sécurité des Côte-d’Oriens assurée pour la part qui leur revient aux sapeurs-pompiers n’est pas une variable d’ajustement.

    Vincent Dancourt a proposé au syndicat autonome des sapeurs-pompiers professionnels un rendez-vous le 11 mai prochain pour examiner les éléments qui, selon cette organisation professionnelle, « compromettent » les capacités d’intervention du SDIS. Il s’est dit prêt à examiner l’ensemble des facteurs qui pourraient causer des difficultés pour disposer de sapeurs-pompiers disponibles et formés, dont tous les territoires ont besoin pour assurer les secours.

    Cette méthode de travail et ce délai ont été validés par le président et le vice président de l’organisation syndicale reçus lundi 23 avril. Ce mardi 24 avril, le président du syndicat a indiqué que cette méthode ne convenait plus à son organisation.

    Certains agents ont alors menacé de perturber la célébration organisée ce samedi 28 avril pour l’inauguration du centre de secours de Vitteaux. Cette cérémonie est donc annulée.

    Si François Sauvadet, Vincent Dancourt et les services seront toujours disponibles pour négocier, ils n’ont pas l’intention de revenir sur les termes des accords de la réunion du 23 avril et prennent acte de la volonté de rupture unilatérale de la discussion par l’organisation syndicale.